« L'Absence » de Nicolas-Germain Léonard

L’Absence

L'absence
L’absence. par Anaïs Nannini

Des hameaux éloignés retiennent ma compagne.
Hélas ! Dans ces forêts qui peut se plaire encor ?
Flore même à présent déserte la campagne
Et loin de nos bergers l’amour a pris l’essor.

Doris vers ce coteau précipitait sa fuite,
Lorsque de ses attraits je me suis séparé :
Doux zéphyr ! si tu sors du séjour qu’elle habite,
Viens ! que je sente au moins l’air qu’elle a respiré.

Quel arbre, en ce moment, lui prête son ombrage ?
Quel gazon s’embellit sous ses pieds caressants ?
Quelle onde fortunée a reçu son image ?
Quel bois mélodieux répète ses accents ? Continuer la lecture de « « L'Absence » de Nicolas-Germain Léonard »

« Les Regrets » de Nicolas-Germain Léonard

Les Regrets

Regrets
Egret’s Regrets par Dawn Ellner

Pourquoi ne me rendez-vous pas
Les doux instants de ma jeunesse ?
Dieux puissants ! ramenez la course enchanteresse
De ce temps qui s’enfuit dans la nuit du trépas !
Mais quelle ambition frivole !
Ah ! dieux ! si mes désirs pouvaient être entendus,
Rendez-moi donc aussi le plaisir qui s’envole
Et les amis que j’ai perdus ! Continuer la lecture de « « Les Regrets » de Nicolas-Germain Léonard »

« Chanson de Croisade » de Conon de Béthune

Chanson de croisade

IV

Chanson
chanson Par stopmangohome

Hélas ! Amour, quelle dure séparation
Il me faudra souffrir de la meilleure
Qui fut jamais aimée et servie !
Que Dieu me ramène à elle par sa bonté
Aussi vraiment que je m’en éloigne avec douleur !
Las ! qu’ai-je dit ? Je ne m’en éloigne pas :
Si mon corps va servir Notre Seigneur,
Mon coeur tout entier reste en son pouvoir.

Pour lui je m’en vais soupirant en Syrie,
Car je ne dois pas faillir à mon Créateur :
Qui lui fera défaut dans ce besoin d’aide,
Sachez qu’il manquera dans un plus grand besoin.
Et sachent bien les grands et les petits
Qu’on doit là-bas faire acte de chevalerie,
Où l’on conquiert paradis et honneur
Et prix et gloire et l’amour de sa mie. Continuer la lecture de « « Chanson de Croisade » de Conon de Béthune »

Poème érotique de Tibors de Sarenom

Beau doux ami, je puis vous dire, et en toute sincérité
que jamais sans désir ne fus
depuis qu’il vous a plu d’être mon tendre amant ;
et que pas une fois non plus,
beau doux ami,
n’a cédé mon besoin sans cesse de vous voir…
que jamais je n’en fus à éprouver regret…
que jamais il n’advint – me quittant irrité –
que j’aie goûté de joie avant votre retour…

Tibors de Sarenom

« Les femmes troubadours »

« Le soufflet qui enfla la joue » de Claude D'Esternod

« Le soufflet qui enfla la joue »

[singlepic id=11 w=320 h=240 float=right]Dessus mon visage de bois
Vous touchastes de vos cinq doigts
Et, ausi tost, ma chalemie
Alla enfler; mais, je parie
Que si je touchois, d’un seul doigt,
En un certain petit endroit,
Vous enfleriez bien davantage;
Mon courtaut estant des plus sages,
Rouge en chapeau de Cardinal, Continuer la lecture de « « Le soufflet qui enfla la joue » de Claude D'Esternod »