Poème d'amour de Jalaluddin Rumi

Bien-Aimée
Au revoir donc, mais qui sait quand ? Par Olivier Chapelle

Un homme se présenta devant la porte de sa Bien-Aimée et frappa.
Une voix demanda : « Qui est là ? ».
Il répondit : « C’est Moi ».
La voix dit : « Il n’y a pas de place pour Moi et Toi ».
La porte se referma.
Après un an de solitude et de privation, il revint et frappa.
Une voix demande : « Qui est là ? »
L’homme dit : « C’est Toi. »
La porte lui fut ouverte.

Jalaluddin Rumi

« Muse, qui autrefois chantas la verte Olive » de Joachim du Bellay

Muse, qui autrefois chantas la verte Olive

Muse, qui autrefois chantas la verte Olive,
Empenne tes deux flancs d’une plume nouvelle,
Et te guidant au ciel avecques plus haute aile,
Vole où est d’Apollon la belle plante vive.

Laisse, mon cher souci, la paternelle rive,
Et portant dsormais une charge plus belle,
Adore ce haut nom dont la gloire immortelle
De notre pôle arctique à l’autre pôle arrive. Continuer la lecture de « « Muse, qui autrefois chantas la verte Olive » de Joachim du Bellay »

« Dure contrainte… » de François de Malherbe

Dure contrainte…

Adieu
Les adieux à Aphrodite Par Lucie_Ottobruc

Dure contrainte de partir,
A quoi je ne puis consentir,
Et dont je ne m’ose défendre,
Que ta rigueur a de pouvoir ?
Et que tu me fais bien apprendre
Quel tyran C’est que le devoir ?

J’aurai donc nommé ces beaux yeux
Tant de fois mes rois et mes dieux ?
Pour aujourd’hui n’en tenir compte,
Et permettre qu’à l’avenir
On leur impute cette honte
De n’avoir su me retenir ?

Ils auront donc ce déplaisir,
Que je meure après un désir,
Où la vanité me convie :
Et qu’ayant juré si souvent
D’être auprès d’eux toute ma vie,
Mes serments s’en aillent au vent ? Continuer la lecture de « « Dure contrainte… » de François de Malherbe »

« Finalement sur le point que Morphée » de Joachim du Bellay

Finalement sur le point que Morphée

Morphée
Morphée Par GoldenEye1990

Finalement sur le point que Morphée
Plus véritable apparaît à nos yeux,
Fâché de voir l’inconstance des cieux,
Je vois venir la soeur du grand Typhée :

Qui bravement d’un morion coiffée
En majesté semblait égale aux dieux,
Et sur le bord d’un fleuve audacieux
De tout le monde érigeait un trophée. Continuer la lecture de « « Finalement sur le point que Morphée » de Joachim du Bellay »

« Chère beauté… » de François de Malherbe

Chère beauté…

[singlepic id=145 w=320 h=240 mode=web20 float=right]Chère beauté que mon âme ravie
Comme son pôle va regardant,
Quel astre d’ire et d’envie
Quand vous naissiez marquait votre ascendant,
Que votre courage endurci,
Plus je le supplie moins ait de merci ?

En tous climats, voire au fond de la Thrace,
Après les neiges et les glaçons
Le beau temps reprend sa place :
Et les étés mûrissent les moissons :
Chaque saison y fait son cours :
En vous seule on treuve qu’il gèle toujours. Continuer la lecture de « « Chère beauté… » de François de Malherbe »

« À madame la princesse douairière, Charlotte de la Trémouille » de François de Malherbe

À madame la princesse douairière, Charlotte de la Trémouille

William Wentworth
William Wentworth, 2nd Earl of Strafford, with his sisters, Lady Anne and Lady Frances Arabella par lisby1

Quoi donc, grande princesse, en la terre adorée,
Et que même le Ciel est contraint d’admirer,
Vous avez résolu de nous voir demeurer
En une obscurité d’éternelle durée ?

La flamme de vos yeux, dont la cour éclairée
A vos rares vertus ne peut rien préférer,
Ne se lasse donc point de nous désespérer,
Et d’abuser les voeux dont elle est désirée ? Continuer la lecture de « « À madame la princesse douairière, Charlotte de la Trémouille » de François de Malherbe »