« La fille de l'air » de Jules Verne

La fille de l’air

À Herminie.

La Fille de l'air
La Chine en mouvement : chemin champêtre Par bertrand môgendre

Je suis blonde et charmante,
Ailée et transparente,
Sylphe, follet léger, je suis fille de l’air,
Que puis-je avoir à craindre ?
Une nuit de m’éteindre ?
Qu’importe de mourir comme meurt un éclair !

Je vole sur la nue ;
Aux mortels inconnue,
Je dispute en riant la vitesse aux zéphirs !
Il n’est point de tempête
Qui pende sur ma tête ;
Je plane, et n’entends plus des trop lointains soupirs.

Je vais où va l’aurore ;
On me retrouve encore
Aux mers où tout en feu se plonge le soleil !
Quand son tour le ramène,
Prompte, sans perdre haleine,
je le joins, et c’est moi qu’on salue au réveil.

Qui suis-je ? où suis-je ? où vais-je ?
N’ayant pour tout cortège
Que les oiseaux de l’air, les étoiles aux cieux ?
Je ne sais ; mais tranquille,
Aux pensers indocile,
Je m’envole au zénith, au fronton radieux !

Parfois je suis contrainte ;
Mais c’est la molle étreinte
De l’amour qui me berce en ses vives ardeurs !
J’en connais tous les charmes ;
J’en ignore les larmes,
Et toujours en riant, je vais de fleurs en fleurs Continuer la lecture de « « La fille de l'air » de Jules Verne »

Vous perdre avant de vous avoir trouvée… | Poète Amateur

Vous perdre avant de vous avoir trouvée…

Vous perdre avant de vous avoir trouvée
Et me noyer dans le rêve de Vous
Fantasmagorie idéalisée
Flamme en cinq lettres pour âme en remous…

Quittant le monde par un décollage
Vers un univers tout à vos couleurs
Je me perds dans un délicieux voyage
En mosaïque de saveurs d’ailleurs…

Votre cœur est fleur que le mien effleure
Dans un pudique songe de demain
Où d’une folie qui n’est pas mineure
Vous deviner me donne de l’entrain…

Votre esprit exquis qui me vivifie
Me fait découvrir nombre de sommets
D’une poésie bâtie en vigie
Mots qui se tressent en délectables mets…

Votre corps s’endort après des encore
Votre peau cadeau dans mes bras écrin
Refuse le jour soupire et m’implore
Que dure la nuit que fuit le matin… Continuer la lecture de « Vous perdre avant de vous avoir trouvée… | Poète Amateur »

Gel d’amour | Abdelnahime Meghzili

Gel d’amour

[singlepic id=93 w=320 h=240 mode=web20 float=right]Puisque tu n’as pour moi que ce froid lien d’amitié
Et dans tes yeux s’est éteint le feu de mes Amours
Et dans ta main s’est fanée la fleur de mes jours
Que me reste t-il à flâner le cœur fendant en entier

Puisque ta viole ne rendra plus les échos du Luthier
Quand de son sang s’écoulent son chant de Troubadour
Sa plainte de Prométhée livré au vorace vautour
Son cri d’étourneau que la flèche arrache au noisetier

Puisque de ta lèvre s’est envolé l’enivrant baiser
Dans ton âme s’est tarie la mare aux tendresses
Quoi de royal à nous unir encor Belle Princesse

Puisque ces Lys ne sentent plus ce parfum D’Elysée
Garde pour toi ces Merveilles filées en diamant
Il m’en reste ce cœur qui se meurt en t’aimant

Abdelnahime Meghzili
Poète amateur

Crédits Photo : Ma Femme, Mon Chat, Mon Coeur… par Par Iza & Audrey Love !

« Chant à ma Princesse d'antan » d'Abdelnahime Meghzili

Chant à ma Princesse d’antan

Pink for my Princess
My wild river in pink for my princess…!!! Ü Par Denis Collette…!!!

Ma belle Princesse
Aux blondes tresses
O cœur plein d’elle
N’a ni amant
Ni fol courtisan
Ne la quittant d’une semelle

Elle mène sa vie
Entre ses beaux Lys
Ou ornant en diamant,cœurs
Pour la saint Valentin
Et soirs et matins
Sur ce train s’en vont ses heures

Pour les cœurs qui l’aiment
A larges poignées elle sème
Le fabuleux grain d’amitié
Seule et unique semence
Où le sillon finit et recommence
Dans l’arène retournée à moitié

O voyageuse lune
En connais tu Une
Se passant d’amour
Toi fendant en silence
Quand ton cœur pense
Au roi du jour

O cèdres centenaires
Secouant leur voûte en l’air
Sur un air fier et hautain
Combien de tendres passereaux
Sous vos verts rameaux
Pleurèrent l’aimé lointain Continuer la lecture de « « Chant à ma Princesse d'antan » d'Abdelnahime Meghzili »

« L'indifférent » d'Albert Samain

L’indifférent

Dans le parc vaporeux où l’heure s’énamoure,
Les robes de satin et les sveltes manteaux
Se mêlent, reflétés au ciel calme des eaux,
Et c’est la fin d’un soir infini qu’on savoure.

Les éventails sont clos ; dans l’air silencieux
Un andante suave agonise en sourdine,
Et, comme l’eau qui tombe en la vasque voisine,
L’amour tombe dans l’âme et déborde des yeux.

Les grands cils allongés palpitent leurs tendresses ;
Fluides sous les mains s’arpègent les caresses ;
Et là-bas, s’effilant, solitaire et moqueur,

L’Indifférent, oh ! las d’Agnès ou de Lucile,
Sur la scène, d’un geste adorable et gracile,
Du bout de ses doigts fins sème un peu de son cœur.

Albert Samain

« Au jardin de l’infante »

l'indifférent
“The love of heaven makes one heavenly.” –Shakespeare Par Chovee

Quoi ! qu'est-ce que ceci ? ma mignonne, es-tu folle ? de Marc de Papillon de Lasphrise

Quoi ! qu’est-ce que ceci ? ma mignonne, es-tu folle ?

[singlepic id=92 w=320 h=310 mode=web20 float=right]Quoi ! qu’est-ce que ceci ? ma mignonne, es-tu folle ?
Ne te moques-tu point ? penses-tu apaiser
L’audace de mon feu par un simple baiser,
D’un gracieux regard, d’une douce parole ?

Ni pour la compagnie, il faut que je t’accole.
Ne crains qu’on le découvre, on ne peut l’aviser,
Selon qu’il me plaît ore avec toi deviser,
Assis sur cette chaire agréablement molle.

Puis chacun parle à part, s’entretenant tout bas.
Faisons ainsi afin qu’on ne s’en doute pas,
Prenons l’occasion qui douce nous salue.

Là feignant d’admirer ton bel entendement,
Te serrant près de moi, j’hausserai vitement
Ton linge délié par ta jupe fendue.

Marc de Papillon de Lasphrise

« L’Amour passionnel de Noémie. »

Crédit Photo : Noémie Lenoir par Par CHRISTOPHER MACSURAK