« Ouvre » de Sire de Chambley

Ouvre

[singlepic id=89 w=295 h=320 mode=web20 float=right]Ouvre les yeux, reveille-toi;
Ouvre l’oreille, ouvre la porte:
C’est l’amour qui sonne et c’est moi
Qui te l’apporte.

Ouvre la fenêtre à tes sein;
Ouvre ton corsage de soie;
Ouvre ta robe sur tes reins;
Ouvre qu’on voie !
Ouvre à mon coeur ton coeur trop plein:
J’irai le boire sur ta bouche !
Ouvre ta chemise de lin :
Ouvre qu’on touche !

Ouvre les plis de tes rideaux;
Ouvre ton lit que je t’y traîne :
Il va s’échauffer sous ton dos.
Ouvre l’arène.

Ouvre tes bras pour m’enlacer;
Ouvre tes seins que je m’y pose;
Ouvre aux fureurs de mon baiser
Ta lèvre rose !

Ouvre tes jambes; prends mes flancs
Dans ces rondeurs blanches et lisses;
Ouvre tes genoux tremblants…
Ouvre tes cuisses !

Ouvre tout ce qu’on peut ouvrir:
Dans les chauds trésors de ton ventre
J’inonderai sans me tarir
L’abîme où j’entre.

Sire de Chambley

Crédit Photo : Ouvre les Yeux Par amysphere

« Gare au Regard » de Catherine Jung

Gare au Regard

AU DELA DU REGARD Par FREDBOUAINE ☮

Gare à l’égard des regards…
Il suffit d’un soir, d’un regard, d’un égard
Pi nous voilà bien!
Brouillard, blizzard
Qui l’aurait su, qui l’aurait cru!
Un regard, ‘pi voilà l’traquenard
Dérivé d’illusoire
A qui l’art qui s’égare?
A quand l’égard hagard?
Une chance ou un cauchemar?
Allez savoir!
Coup d’cafard, bel espoir?
Au placard!
Moi j’aimerais bien t’y voir!
-Un regard qui s’égare-
Moi j’aimerais bien t’revoir…
-Un espoir au hasard-
J’espère, j’espère
A qui veut le savoir
Qu’il y aura un autre soir
D’autres regards, d’autres blizzards
Pour s’y égarer au hasard
Car j’dois avouer
Qu’j’aime le brouillard de ton regard. Continuer la lecture de « « Gare au Regard » de Catherine Jung »

« Avenir » de Charles Cros

Avenir

Avenir
Lune 01 Par Pierre J.

Les coquelicots noirs et les bleuets fanés
Dans le foin capiteux qui réjouit l’étable,
La lettre jaunie où mon aïeul respectable
A mon aïeule fit des serments surannés,

La tabatière où mon grand-oncle a mis le nez,
Le trictrac incrusté sur la petite table
Me ravissent. Ainsi dans un temps supputable
Mes vers vous raviront, vous qui n’êtes pas nés. Continuer la lecture de « « Avenir » de Charles Cros »

« Fantasmes » de Claude Huot

Fantasmes

[singlepic id=85 w=240 h=320 mode=web20 float=right]
Regardant au loin les sinueuses de mon corps
Tu t’imagines te fondre dans mon décor.
Mes cheveux blonds dorés caressent mes seins
Mes seins si lourds d’un bonheur sans fin.
Volant vers ce désir qui te frôle,
T’approchant de moi, tu joues le beau rôle.
Tes mains, sur ma peau dessinent des arabesques
Donnant à mes sens la fusion, l’ivresse.
Les miennes, se voulant douces, étreignent ton Toi.
Le pressant doucement entre mes doigts
Je le porte à mes lèvres de soie
Laissant se faire
Visiblement tu t’aventures à me plaire.
Mes longs cheveux frisés caressent ton corps
Telle une plume d’oiseau d’or.
Mes yeux lavendines
De la couleur des lavandes des collines
S’enfoncent dans les tiens
Interrogeant d’un regard ton dessein. Continuer la lecture de « « Fantasmes » de Claude Huot »