« Absence, Absence, Absence, ô cruelle divorce » de Christofle de Beaujeau

Absence, Absence, Absence, ô cruelle divorce

Absence, Absence, Absence, ô cruelle divorce,
Pitié des affligés, maison d’obscurité,
Qui ruine tout le monde, et dont l’autorité
Fait de nouveaux enfers, connaissant bien sa force,

Pourquoi, hélas pourquoi, ô misérable amorce,
De mes soudainetés, as-tu précipité
Mon coeur sur tous les coeurs, amoureux éventé,
Indomptable et lointain, et qui n’a que l’écorce ? Continuer la lecture de « « Absence, Absence, Absence, ô cruelle divorce » de Christofle de Beaujeau »

« À une inconnue » de Pierre-Fernand Crasset Mauviel

À une inconnue

Toute de bleu vêtue en sa jupe moulante
Perdue en des pensées,elle semblait hautaine
Indifférente aux lieux en sa démarche lente
Elle allait, elle allait, mystérieuse, lointaine

D’une fente à sa jupe, sa jambe par à coup
Furtive s’échappait attirant mon regard
Boucles ensoleillées,un foulard à son cou
D’un œil elle jaugea le vieux à l’air ringard

Longtemps je la suivis,disparaissant au loin
Comme au fil des années ma jeunesse adorée
Ô!ma belle inconnue, je t’envie néanmoins

Lors, j’envie ta beauté interdite par l’âge
Mais un jour tu seras par cette vie dorée
Délaissée tel que moi,ne crains rien, aie courage

Pierre-Fernand Crasset Mauviel
Femmes, je vous aime
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« à aimer quelqu'un…… » de Pierre-Fernand Crasset Mauviel

À aimer quelqu’un

à aimer quelqu’un en secret
Voilà le passe-temps discret
Du chançard, direz-vous, en chœur
Hélas, mes amis, pour mon cœur
Un dilemme, parfois, des regrets

Car l’Amour fait fi des décrets
Tout cœur à ce jeu se soumet
Sans penser, presque sans rancœur
à aimer quelqu’un (en secret )

Souhaitant un pardon discret
Faites grâce à ce Pierre Crasset
Porté par l’élan de son cœur
Sa conduite, il le sait, écœure
Car toujours, il est encor prêt
à aimer quelqu’un (en secret )

Pierre-Fernand Crasset Mauviel
Aimer quelqu'un c'est aussi aimer le bonheur de quelqu'un. Par Casse-Noisette

« Muse, n'est-ce point là le feu de la Déesse » de Salomon Certon

Muse, n’est-ce point là le feu de la Deesse

Muse, n’est-ce point là le feu de la Deesse
Qui naquit autrefois dans le champ marinier,
Qui d’un brin esclattant ne nous veut denier
Du matin qui s’en vient le jour et la promesse ?

Desja, n’est-ce point là l’aurore qui se dresse,
Vermillonnant ces Montz de son char saffranier ?
Desja, n’est-ce point là le flambeau journalier,
Qui des plus petits feux faict escarter la presse ?

C’est le jour, pour le seur, c’est le poinct asseuré
Qui te delivrera du combat enduré,
Qui t’a toute la nuict fait guerre si cruelle,

Mon oeil ne veille plus, tu es en liberté
De t’aller reposer par le jour appresté,
Qui t’annonce le point de ceste aube nouvelle.

Salomon Certon

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Jackie Martinez (#13250) Par mark sebastian

« La Belle au Bois dormait… » de Paul Verlaine

La Belle au Bois dormait

La Belle au Bois dormait. Cendrillon sommeillait.
Madame Barbe-bleue ? elle attendait ses frères ;
Et le petit Poucet, loin de l’ogre si laid,
Se reposait sur l’herbe en chantant des prières.

L’Oiseau couleur-du-temps planait dans l’air léger
Qui caresse la feuille au sommet des bocages
Très nombreux, tout petits, et rêvant d’ombrager
Semaille, fenaison, et les autres ouvrages.

Les fleurs des champs, les fleurs innombrables des champs,
Plus belles qu’un jardin où l’Homme a mis ses tailles,
Ses coupes et son goût à lui, – les fleurs des gens ! –
Flottaient comme un tissu très fin dans l’or des pailles, Continuer la lecture de « « La Belle au Bois dormait… » de Paul Verlaine »