« Rondeau » de François Villon

Rondeau

Mort, j’appelle de ta rigueur,
Qui m’as ma maîtresse ravie,
Et n’es pas encore assouvie
Si tu ne me tiens en langueur :

Onc puis n’eus force ni vigueur ;
Mais que te nuisoit-elle en vie,
Mort ?

Deux étions et n’avions qu’un cœur ;
S’il est mort, force est que dévie1,
Voire, ou que je vive sans vie
Comme les images, par cœur,
Mort !

François Villon
« Le Testament »

1 Je trépasse

Poème de Jean-Max Tixier

Poème de Jean-Max Tixier

Femme qui erres entre les noms,
par les corridors d’arbres où la clarté se meurt,
j’ignore la clairière où tu prendras consistance de marbre.

Tu dresseras dans l’aube la fontaine pétrifiée de ton amour.

La mousse sur tes épaules, sur ton ventre.
Quelque chance à qui passera de connaître le chant profond de la rencontre.

Jean-Max Tixier

Fontaine d'Amour
Fontaine d’Amour

« Solstice » de Jean-Max Tixier

Solstice

Au solstice d’amour
Midi pèse sur nos corps
Nous vient ce chant profond
De scintillante lumière
Porté par des nuées d’abeilles
Sous la peau

L’horizon s’ouvre à la plénitude de la joie
La liesse mousse sur les eaux
À l’étiage de la mémoire

Toi et moi nous voici droits
Au lieu de notre intime exaltation
Ombres lovées à l’entour de ce partage
Tristesse ou promesse de nuit
Dans la convulsion du soir ou de l’aurore

Le vent nous a fait ce que nous sommes
Il retirera demain de nos bouches
Soudées du même souffle

Demeure ma demeure
Demeure ô mon amour
Dans le gel ou l’ardeur
L’abîme ou le sommet
Jusqu’au plus jour du jour.

Jean-Max Tixier

Solstice
Before and After Par lrargerich

Poème de Marianne Van Hirtum

« Vous avez des plumes sur la tête.
Un air d’arrogance suprême,
convenu par ce signe de votre œil,
que projette le profil aquilin de notre nez.

Il ne se peut pas que je vous approche de trop près,
en vertu d’un secret plus intérieur à ce qui fut formulé jamais.

Et vous avez des dents parfaites !

Vous opposez à ce qui ne peut le voir,
un mur aveugle, fortifié de près.

Je vous ai donné le baiser le plus minuscule
en réponse à votre morsure à l’extrême bord de la langue.

Combien de temps m’avez-vous aimée ?
Tous ces jours-ci, il a plu tant de pensées sublimes
Dans la campagne souveraine. »

 Marianne Van Hirtum
La Nuit mathématique

My censorship

Poème érotique de Paul Léautaud

Tu es un ange de putasserie de m’écrire de si agréables
chose. je n’ai aucun mérite de te bouffer le con comme
je fais et de le lécher quand tu décharges. J’y ai grand
plaisir. Quel dommage que je ne bande pas mieux. Je
t’aurais mis quelque chose: 18 centimètre de longueur,
13 de grosseur. Représente-toi cela. Je bande en
t’écrivant.

Ne te branle pas de trop. Pelote-toi le con, mets-toi un
doigt dans le cul, ce te sera très agréable, en attendant
que je le fasse moi-même. Je me tiens la queue en
t’écrivant
A bientôt le plaisir de te voir sans voile et le con tout
trempé dès le premier baiser.

Paul Léautaud

Délicate cambrure
Délicate cambrure, par Alpha du Centaure

« Je t'envoie un Rêve » de Jasmine Robinson

Je t’envoie un Rêve

Je t’envoie un rêve
Fais un souhait,
Quand tu vois une étoile scintiller,
Ton désir sera réalisé,
Les rêves sont faits de bonheur,
Je t’accorde ton souhait.
Sens ton corps flotter, Doucement dans le ciel,
La lune et les étoiles se heurtent,
Lors de ton passage Le ciel est rempli de merveilles,
À toi d’apprendre à les voir,
Les rêves ne s’effacent jamais,
Ils sont éternels.
Le cœur est rempli de beauté,
L’âme est rempli d’amour,
Regarde ton étoile briller,
Sens la douce chaleur s’immiscer en toi.
Sens cette brise tomber en cascade,
Qui suit tes mouvements,
Tes rêves de demain,
Aujourd’hui sont réalités.
Repose-toi devant toute cette beauté,
Et quand tu sortiras de ton sommeil,
Le soleil aura un tel éclat,

 Tes yeux seront remplis d’étoiles.

Jasmine Robinson