La Gorge encore frémissante
implorant le pardon des abeilles
en d’imperceptibles chants
elle se retourne
puis observe avec langueur
toutes des efflorescences
à l’orée de la nuit
et l’incendie
des draps.
Yves Broussard
La Chine en mouvement : chemin champêtre Par bertrand môgendre
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« La Porte du Jardin » de Tristan Derème
« Écris ton
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Cependant que tu dis ta Cassandre divine
Cependant que tu dis ta Cassandre divine,
Les louanges du roi, et l’héritier d’Hector,
Et ce Montmorency, notre français Nestor,
Et que de sa faveur Henri t’estime digne :
Je me promène seul sur la rive latine,
La France regrettant, et regrettant encor
Mes antiques amis, mon plus riche trésor,
Et
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Les plaintes d’Ariane
Le vent qui fait tomber les prunes,
Les coings verts,
Qui fait vaciller la lune,
Le vent qui mène la mer,
Le vent qui rompt et qui saccage,
Le vent froid,
Qu’il vienne et qu’il fasse rage
Sur mon cœur en désarroi !
Qu’il vienne comme dans les feuilles
Le vent clair
Sur mon cœur, et qu’il le
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La rose
Durant cette saison belle
Du renouveau gracieux,
Lorsque tout se renouvelle
Plein d’amour delicieux,
Ny par la peinte prérie,
Ny sus la haye fleurie,
Ny dans le plus beau jardin,
Je ne voy fleur si exquise
Que plus qu’elle je ne prise
La rose au parfum divin.
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« Francine a si bonne grace »
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Dame met hoed par Par Roel Wijnants
Une Dame tançoit sa Servante, accusée
D’avoir faict en joüant ce qu’on fait de là l’eau :
– « Vien-çà, nomme-le moy, pauvre fille abusée,
Le meschant qui oza chez nous faire un Bordeau !
— C’est vostre Mareschal, Madame. — Ô la rusée !
Combien as-tu de fois
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À Claudine
Extrait
Claudine, vieille harangere,
Je veux bien au vif, te pourtrere,
Et tes beautés, avec tes fleurs,
Peindre de toutes leurs couleurs.
Tu as le corps comme un conchon ;
Tu as le nez comme une guenon ;
Les yeux comme uncrapaud, la joue
Comme un singe qui fait la moue ;
La bouche comme un cul de
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Réponse à « Chanson » de Bonaventure des Périers
Si chose aimée est toujours belle,
Si la beauté est éternelle,
Dont le désir n’est à blâmer,
On ne saurait que bien aimer.
Si le coeur humain qui désire
En choisissant n’a l’œil au pire,
Quand le meilleur sait estimer,
On ne saurait que bien aimer.
Si l’estimer naît de prudence,
Laquelle
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Chanson
À Claude Bectone, Dauphinoise.
Si Amour n’était tant volage
Ou qu’on le pût voir en tel âge
Qu’il sût les labeurs estimer,
On pourrait bien sans mal aimer.
Si Amour avait connaissance
De son invincible puissance,
Laquelle il oit tant réclamer,
On pourrait bien sans mal aimer.
Si Amour découvrait sa vue
Aussi bien qu’il fait sa chair nue,
Quand contre
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Amour en Cage
Au clair de la lune…
T’abreuvant à mes lèvres
calice argenté
désir
tu emprisonnes le fruit mûr de ma tendresse
Derrière la lanterne tes yeux seuls regardent ma fleur solitaire
éclore
Derrière les barreaux de la passion
ton regard d’opale
frémit
Tu as compris
c’est notre dernière cène
Me transformant en Physalis
écrin de volupté
j’étoufferai
apaisée
Sybille Rembard
Beauté Fractionnée
Crédit Photo : images issue
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Les Séparés
Les feuilles mortes Par Sillar
N’écris pas. Je suis triste, et je voudrais m’éteindre.
Les beaux étés sans toi, c’est la nuit sans flambeau.
J’ai refermé mes bras qui ne peuvent t’atteindre,
Et frapper à mon cœur, c’est frapper au tombeau.
N’écris pas !
N’écris pas. N’apprenons qu’à mourir à nous-mêmes.
Ne demande qu’à Dieu… qu’à
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